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Entrepreneuriat vert : une cartographie du paysage marocain

Rosa Lin's picture
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup en moins de 3 minutes.
Ce jeune entrepreneur marocain vous invite à découvrir sa startup
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Une équipe de chercheurs de la Banque mondiale a entrepris d’identifier précisément les caractéristiques de l’entrepreneuriat vert au Maroc. Ils nous révèlent aujourd’hui qui sont ces entrepreneurs et dans quel environnement ils interviennent.

Les entrepreneurs verts marocains se heurtent à une kyrielle d’obstacles. Ils déplorent ainsi la dramatique absence de soutien aux entreprises qui ont atteint un stade plus avancé, tout comme celle d’un vivier de mentors expérimentés susceptibles de les guider dans leur projet. Si le nombre de start-up qui se consacrent aux technologies propres est en essor, le paysage s’avère cloisonné et souffre d’un manque de communication entre les acteurs clés. Ajoutons que l’entrepreneuriat vert pâtit aussi de l’extrême prudence des investisseurs, de l’absence de liens financiers entre entreprises ainsi que d’idées erronées sur la politique d’aide au secteur.
 

Une vie qui bascule : des pentes enneigées au fauteuil roulant

James Dooley Sullivan's picture

En décembre dernier, James Dooley Sullivan embarque, avec son fauteuil roulant, sur un vol à destination de la Jamaïque. Si ce pays des Caraïbes attire les touristes, ce n’est pas à ce titre que James s’y rend. Graphiste et monteur vidéo pour le Groupe de la Banque mondiale, il veut enquêter et témoigner sur ce que signifie être porteur d’un handicap dans un pays en développement. James nous fait partager son expérience et nous raconte son histoire personnelle dans une vidéo et une série de billets.

© World Bank

La vie quotidienne en fauteuil roulant est, en fin de compte, assez ordinaire. Elle peut se résumer à l'usage d'une nouvelle panoplie de verbes… Chaque matin, je commence par me transférer du lit à mon fauteuil, avant de rouler jusqu’à la salle de bain où je me propulse sur le siège des toilettes. Je réintègre ensuite ma chaise roulante et enfile ma tenue de bureau en me tortillant. Il me faut alors ingurgiter plusieurs tasses de thé pour me désengourdir les méninges, puis je sors et prends place sur la rampe électrique qui me dépose au niveau du trottoir.  ​

Comment accueillir 200 000 jeunes réfugiés dans le système éducatif ? L’exemple du Liban

Noah Yarrow's picture
Tripoli, Lebanon (Hay al Tanak) - By Mohamed Azakir

Une fois par an, on célèbre la Journée mondiale des réfugiés, mais les raisons pour lesquelles cette journée a été instaurée sont, pour le Liban, un défi de tous les jours. Ce pays est celui qui accueille le plus grand nombre de réfugiés par habitant dans le monde. C’est pourquoi l’exemple libanais est riche d’enseignements importants.

La désertification n’est pas une fatalité

Magda Lovei's picture

Près de 300 millions d’Africains de l’Est et de l’Ouest vivent en zone aride et dépendent d’activités liées au milieu naturel pour survivre. Un chiffre qui pourrait atteindre 540 millions en 2030 sachant que, sous l’effet du changement climatique, les zones arides pourraient augmenter de 20 % en Afrique.

Les 5 conférences TED qui m’ont le plus inspiré

Jim Yong Kim's picture
Jim Yong Kim, TED Talk


J’ai eu l’honneur au mois d’avril de donner une conférence TED à Vancouver, au Canada. Ces exposés ont pour objectif de susciter et diffuser des idées, et le thème de cette année, « The Future Us », invitait à nous interroger sur ce que nous réserve l’avenir. Pour préparer mon intervention, j’ai visionné d’autres conférences TED données par des collègues ou des anciens du Groupe de la Banque mondiale, des scientifiques, des écrivains, des économistes, des spécialistes des nouvelles technologies… Si j’ai trouvé chez chacun d’entre eux un éclairage précieux, voici les cinq qui m’ont particulièrement marqué...

Solidaires #AvecLesRéfugiés : aider la Jordanie à fournir des services de santé aux réfugiés syriens

Aakanksha H Pande's picture

15 mars 2017. Elle me regardait avec curiosité, tout en sirotant son jus de fruit. Son pull rose tranchait avec sa pâleur anémique. Sans la perfusion qu’elle avait au bras droit, rien ne l’aurait distinguée des autres enfants de son âge. Sauf qu’elle fait partie des plus de 650 000 Syriens ayant trouvé refuge dans la Jordanie voisine depuis le début de la guerre civile, il y a six ans exactement. Six ans plus tard, la guerre sévit toujours. Et la petite fille, qui a cinq ans, n’a connu que ça.

L’importance des liens entre changement climatique et santé pour le développement

James Close's picture
 © Curt Carnemark / Banque mondiale
Chine : une femme porte un masque pour se protéger de la pollution.
Photo : © Curt Carnemark / Banque mondiale



Le changement climatique a déjà des répercussions concrètes et quantifiables sur la santé humaine, qui devraient aller en s’aggravant. Particulièrement exposés aux aléas du climat et moins capables de s’y adapter à cause de systèmes de santé et d’infrastructures défaillants, les pays à revenu faible et intermédiaire sont les plus durement touchés. Heureusement, cela fait des décennies que les experts s’intéressent aux impacts cumulés du changement climatique sur la santé, de sorte que nous comprenons de mieux en mieux les enjeux.

À cause notamment de ses effets délétères sur la santé, le dérèglement climatique pourrait replonger dans la pauvreté plus de 100 millions de personnes à l’horizon 2030. Les agents polluants associés aux émissions de carbone sont déjà responsables de plus de 7 millions de décès prématurés par an. D’ici 2030, ce sont 7,5 millions d’enfants supplémentaires qui risquent de présenter un retard de croissance, dont 4 millions sous une forme sévère (soit une augmentation de 4 %). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’avec le changement climatique, le nombre d’enfants souffrant de retards de croissance devrait passer à 10 millions en 2050. En Afrique, le renchérissement des denrées alimentaires lié au changement climatique pourrait atteindre 12 % en 2030 et jusqu’à 70 % en 2080 — ce qui porterait un coup brutal aux pays où la nourriture représente plus de 60 % des dépenses des ménages les plus démunis. Quant aux coûts directs pour la santé (hors dépenses dans les secteurs qui ont un impact sur la santé, comme l’agriculture, l’eau et l’assainissement), ils se situeraient dans une fourchette de 2 à 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.
 
Le problème, c’est que 15 % seulement des pays qui se sont dotés de plans d’action contre le changement climatique y ont intégré un volet sanitaire. Conscient de cette lacune et face à l’appel grandissant des chercheurs et des agents sur le terrain, le Groupe de la Banque mondiale a élaboré un programme pour y remédier. 

Tenir l’océan à distance : combattre l’érosion côtière avec la Rivière de sable d’Afrique de l’Ouest

Miguel Antonio Toquica Onzaga's picture
Miguel Antonio Toquica Onzaga/ World Bank


Alors qu’un tiers de la population d’Afrique de l’Ouest vit sur le littoral, confrontée à la montée des eaux et à l’érosion côtière qui détruit entre 23 et 30 mètres de terre par an, une étude propose des solutions.

Œuvrer à la réalisation des ODD en enrichissant les données sur l’eau potable recueillies pour les OMD

Libbet Loughnan's picture

Une série de billets accompagne le lancement de l’Atlas 2017 des Objectifs de développement durable (ODD). Comme vous êtes nombreux à vous interroger sur la méthode de suivi de la cible 1 de l’ODD 6, nous allons approfondir ici la synthèse présentée dans l’Atlas.
 
La cible 6.1 vise à assurer, d’ici à 2030, l’accès universel et équitable à l’eau potable, à un coût abordable. Le nouvel indicateur utilisé pour suivre l’évolution des progrès dans ce domaine consiste à mesurer « la part de la population mondiale utilisant des services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité ». Il reprend en l’approfondissant celui utilisé pour les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et correspond à l’accès à une source d’eau potable améliorée :

  • À domicile
  • Disponible à tout moment
  • Conforme aux normes relatives à la contamination par les matières fécales (aucune trace de germes E.coli dans un échantillon de 100 ml d’eau) et par certains contaminants chimiques prioritaires

Tant que les enquêtes auprès des ménages n’intègreront pas ces indicateurs supplémentaires, les données disponibles ne permettront pas d’avoir une vision globale de l’impact du cadre des ODD dans les différents pays. Comme le soulignait un récent billet (a), une initiative lancée par les pôles mondiaux d’expertise en Eau et en Pauvreté de la Banque mondiale soutient la collecte d’informations pour ces nouveaux indicateurs. Les diagnostics ont permis de révéler les lacunes mais également d’établir de fructueux partenariats pour le recueil d’éléments d’information essentiels en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, en Équateur, en Éthiopie, au Nigéria, en RDC et au Tadjikistan.

L’exercice a aussi permis de faire le lien entre les données historiques des différents pays et le nouveau cadre analytique. Au même titre que pour la production de données, tous ces éléments sont partagés avec le Programme commun OMS/UNICEF de suivi de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement (JMP), afin de faciliter la prise en compte de ces résultats dans le suivi officiel des ODD.

Le nouvel indicateur du « service géré en toute sécurité » des ODD intègre plusieurs éléments factuels recueillis avec les OMD, comme les sources d’eau « améliorées » ou le fait d’avoir l’« eau courante à domicile ».

De nombreux pays disposent déjà d’éléments sur la distance à laquelle se trouve la source d’eau potable, à moins de 30 minutes l’aller-retour ou plus loin. Bien que cela ne fasse pas partie de l’indicateur ODD binaire, cette information pourra servir à distinguer un service « de base » d’un service limité voire inexistant. Pensez seulement à ce que serait votre vie si vous deviez mettre plus d’une demi-heure pour chercher de l’eau !

Deux indicateurs font leur apparition : le fait que l’eau soit « disponible à tout moment » et le fait qu’elle soit « conforme aux normes en matière de contamination par les matières fécales et certains contaminants chimiques prioritaires ».

Les données partielles de suivi des ODD — et le simple bon sens — nous conduisent assez logiquement à comprendre pourquoi le nombre (et le pourcentage) de personnes ayant effectivement accès à ce nouveau type de sources d’eau est en chute libre. Mais les multiples facteurs entrant en ligne de compte pour étendre la couverture des différentes populations sont moins facilement prévisibles sans données factuelles. Le graphique ci-dessous développe le graphique 6c de l’Atlas.

En Côte d’Ivoire chaque histoire compte 9 : à Elima, une nouvelle école reconstruit le passé

Taleb Ould Sid’Ahmed's picture



Le développement économique d’un pays ne se mesure pas uniquement à la taille d’une nouvelle route, ou au nombre d’usines, de centrales électriques et de ports construits. C’est aussi la somme d'histoires individuelles. Cette série de blogs publiée par le Groupe de la Banque mondiale, en partenariat avec Fraternité Matin et la bloggeuse Edith Brou, analyse l’impact des projets mis en œuvre et la manière dont ils changent le quotidien des Ivoiriens.

Entourée de dizaines d’autres enfants du village d’Elima, la petite Karidjatou Ouattara est sagement assise dans une classe, les yeux rivés sur le tableau. Elle ne peut contenir sa joie : « Avant, on partait loin à l’école, maintenant on a une école chez nous ! ».


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